Comme disait l’autre : quand faut y aller…faut y aller. J’avais pas franchement envie de faire ça, mais j’avais pas trop le choix. Je pouvais pas
laisser le corps de Sael comme ça dans le garage. Il allait commencer à se décomposer. Et l’odeur pourrait attirer l’attention d’hypothétiques passants. Jen, elle s’en fout, je crois qu’elle est
à moitié partie. Elle réagit plus à rien. Va falloir que je pense à son cas.
Après trois coups de hachoir sur la jambe je me suis rappelé que ça ne servait à rien d’essayer de couper les os. Je sais que c’est con de
ma part mais je suis sûr que tout le monde aurait le même premier réflexe. Couper les tendons pour séparer facilement les os, voilà ce qu’il faut faire.
Passé le dégout du premier morceau séparé du corps (ce qui m’a valu de gerber dans la bassine réservée à Jen), je me suis mis sérieusement
au travail. Au bout d’une heure, le corps était en 11 tronçons : 2 morceaux du pied au genou, 2 morceaux du genou au haut de la cuisse, 1 morceau pour le bassin jusqu’à la cage thoracique, 1
morceau pour la cage thoracique, 2 morceaux de l’épaule au coude, 2 morceaux du coude à la main, et enfin la tête. J’avoue qu’à deux reprises j’ai encore vomi : quand j’ai séparé le bassin
de la poitrine et qu’un paquet d’organe est sorti, et quand j’ai coupé la tête. Je l’avais emballée au préalable parce que j’avais un peu de mal à la regarder.
J’ai fait cramer les organes internes avec les vêtements dans un seau. Les morceaux de corps, je les ai emballés dans des sacs poubelle et
scotchés. J’ai récupéré dans une décharge en plein air des vieux morceaux de ferraille que j’ai mis dans chaque sac. Depuis « c’est arrivé près de chez vous » tout le monde sait qu’un
corps il faut le lester…
Tout est encore dans le coffre de la bagnole, j’ai prévu de balancer ça à différents endroits de la Seine pendant la
nuit.
Je dois dire que si tuer quelqu’un est finalement à la portée de tout le monde, les détails pratiques qui suivent sont moins plaisants.
C’est vrai que j’aurais préféré faire cramer le tout. Mais trouver un four qui puisse brûler et les tissus et les os et les dents, c’est pas facile. Le bain d’acide non plus c’est pas une bonne
solution. A cause des dégagements toxiques et de l’odeur. Bref, le charcutage reste la solution la plus sûre même si c’est la plus dégueu.
Mais je pense que ce n’est qu’une question d’habitude, bientôt je ferai ça avec autant de désinvolture qu’un boucher : « et
avec ceci ma p’tite dame ? ». Ha ha ha…
Par 114117
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